Sonnet

Ci-gît dessous ce tombeau

Le corps d’un esprit tyrannique

Qui plus bas pour ses faits iniques

Est allé trouver son bourreau.

 

Que si, Passant, tu me répliques

Que dans les accès de sa mort

Il a paru vrai catholique

Et qu’ainsi heureux est son sort,

 

Considère sans flatterie

Les ruses de sa fourberie,

Je m’assure que tu croiras

 

Que cet athée et cet impie

Comme il fut fourbe dans sa vie

Le fut aussi à son trépas.

Numéro
*0171


Année
1642

Description

Sonnet

Notes

Ci-gît 0107


Références

Arsenal 3128, f°33v

Mots Clefs
Richelieu