Sonnet

                        Sonnet

Passant, arrête ici tes yeux et ta pensée,

Vois que dans ce tombeau sont enfermés les os

Dont le maître a été plus grand que les héros

Que l’histoire a vanté de tant de renommée.

 

Considère le cours de cette vie passée,

Combien doit être grand son honneur et son los ;

Regarde qu’aux dépens de son propre repos

L’État est affermi et la France assurée.

 

Jamais aucun mortel n’a montré tant d’esprit,

Et jamais ses travaux n’ont reçu tant de fruit,

Jamais homme n’eut tant que lui de prévoyance,

 

Car il a vu partout ses desseins accomplis.

S’il n’eût vu devant lui mourir ses ennemis,

Il eût cru que sa gloire eût eu moins d’assurance.

Numéro
*0333


Année
1642

Description

Sonnet

Notes

Ci-gît 0273


Références

Tableau de la vie de Richelieu, p.166-67

Mots Clefs
Richelieu