Sans titre

Un ministre d’Etat par des raisons subtiles

D’une guerre sans fin jeta les fondements,

Et de l’ambition suivant les mouvements

Détruisit par le fer nos campagnes fertiles.

 

Dans les calamités rendant ses soins utiles,

Mit des chefs à son gré dans les gouvernements,

Corrompit le clergé, soumit les parlements,

S’enrichit des trésors des plus puissantes villes.

 

D’un orgueil triomphant il ôta de leur rang

Et la mère du prince et les princes du sang,

Il désarma son roi, deshérita son frère.

 

Lorsqu’un coup imprévu le rendit aux abois,

Toi qui connais le mal qui lui restait à faire,

Bénis Dieu qui soutient le sceptre de nos rois.

Numéro
*0071


Année
1642

Description

Sonnet

Notes

Ci-gît 0021


Références

Lyon BM, MS 756, f°133r - Arsenal 3128, f°31v - Nouveau Siècle, t.I, p.9 - Tableau de la vie de Richelieu, p.68 - BHVP, MS 551, p.13 - BHVP, MS 555, f°16r-16v

Mots Clefs
Richelieu