Sonnet

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Si tout Paris court à Vincennes

Pour le trépas de Mazarin,

C’est pour s’en rendre plus certain

Tant on a peur qu’il en revienne.

 

Craignant de faire une bévue

Encor sur quelque faux rapport

De cette trop tardive mort,

Il n’en veut croire que sa vue.

 

Qu’on ne s’imagine donc pas

Qu’on vienne pour plaindre son trépas.

Aucun je crois ne le regrette.

 

Mais on chante alleluia,

Car il est certain qu’il y a

Plus de vingt ans qu’on le souhaite.

Numéro
*0564


Année
1661

Description

Sonnet

Notes

Ci-gît 0430


Références

Tableau de la vie de Mazarin, p.232

Mots Clefs
Mazarin