Sonnet

                        Sonnet

Qu’on prenne les avis du corps de médecine

Et que les plus experts de cette faculté

Cherchent de mettre Jules en parfaite santé,

Ou du moins soulager l’ardeur de sa poitrine,

 

Leur effort sera vain, l’ordonnance est divine.

Dieu le condamne à mort, le sort en est jeté.

Il ne peut plus souffrir sa longue cruauté

Par laquelle il réduit la France à la famine.

 

Lorsqu’il a tant chéri et causé tout son mal,

Il était altéré de ce brillant métal

Comme l’était Midas, souverain d’Arcadie.

 

Bacchus guérit son mal avec facilité,

Mais le Tage et Julien ni la divinité

N’ont pu que par la mort guérir sa maladie.

Numéro
*0485


Année
1661

Description

Sonnet

Notes

Ci-gît 0349


Références

Arsenal 3128, f°20v-21r

Mots Clefs
Mazarin